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Un permis plus accessible
Mesure N°9 : faciliter l’accès aux écoles de conduite associatives pour les publics en difficulté.

85 %
C’est, en moyenne, le taux de prise en charge du coût du permis par les formations mises en place par les écoles de conduite associatives.
  • Avant

Certains candidats au permis ont besoin d’un accompagnement très personnalisé. Aujourd’hui, 88 écoles de conduite associatives sont en activité et prennent en charge ces publics (entre 8 000 et 10 000 personnes chaque année) avec un enseignement spécifique (alphabétisation, apprentissage des comportements sociaux, santé et estime de soi…).

  • Après

L’État va demander aux préfets de mobiliser les moyens nécessaires, en lien avec les collectivités territoriales, pour soutenir et développer l’activité des écoles de conduite associatives. Objectif : augmenter de 50 % le nombre de bénéficiaires de cet enseignement adapté.

  • Saddaka (Seine-Saint-Denis) conjuguer insertion, alphabétisation et apprentissage de la conduite

Photo : voiture d'une auto-école associativeDepuis que l’association Saddaka a gagné le prix "Prévention routière" des trophées "Allez de l’avant" de la FFSA (Fédération française des sociétés d’assurance) en 2008, le téléphone n’arrête pas de sonner. De nombreuses régies de quartier appellent pour s’inspirer de l’expérience de cette école de conduite sociale, née en 2005 dans le quartier sensible de la cité de l’Europe, à Aulnay-sous-bois. "Au départ, c’était une demande des habitants : il n’y avait aucune école de conduite dans le quartier", explique Lahcen Boukhenaïssi, fondateur et directeur de Saddaka. cette école de conduite mène une démarche inédite : elle associe aux séances de code et de conduite des cours de lecture, d’écriture et de calcul. Le public de l’école de conduite est composé à la fois de personnes qui savent lire et écrire et de personnes illettrées – des femmes d’origine étrangère pour la plupart. "Nous avons commencé une nouvelle session avec 40 personnes en avril, explique Thierry Segaud, un des formateurs. Nous travaillons en petits groupes de 4 ou 5 personnes, animés par un trinôme formateur-bénévole du quartier-professeur des collèges." Plusieurs enseignants du collège Christine-de-Pisan participent en effet à la démarche bénévolement. "Chaque personne inscrite bénéficie de trois cours de code par semaine, auxquels s’ajoute un cours de lecture, écriture et calcul, toujours en lien avec des situations du code de la route", indique Lahcen Boukhenaïssi. "Les cours de code sont adaptés, nous passons beaucoup de temps sur les explications, nous cherchons un lexique différent…, poursuit Thierry Segaud. chaque image et situation routière est analysée afin de répondre le mieux possible à la question posée."

Un apprentissage sur mesure
Quant aux cours de conduite, ils sont menés par groupes de deux ou trois personnes, avec une pédagogie là aussi adaptée : explications plus longues, recherche d’un lexique différent, croquis… Pour les personnes illettrées, l’apprentissage jusqu’au permis dure le plus souvent entre dix-huit et vingt-quatre mois. Le temps n’est pas compté chez Saddaka… une stratégie qui s’avère payante en termes de résultats : près de 75 % de réussite au permis sur l’année 2008, tous publics confondus. L’école de conduite, qui propose des tarifs inférieurs aux prix couramment pratiqués, bénéficie de subventions de la ville d’Aulnay-sous-bois, du conseil général et du conseil régional. en 2010, elle va publier un référentiel pour expliquer sa démarche d’auto-école sociale.

> pour en savoir plus : saddakaeurope@yahoo.fr


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