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Un permis plus accessible
Mesure N°8 : permettre aux jeunes en apprentissage de préparer l’épreuve de conduite en entreprise.

  • Avant

La pratique de la conduite accompagnée reste encore peu répandue. Par ailleurs, les accidents routiers sont nombreux dans le cadre professionnel. Pourquoi ne pas développer la conduite accompagnée au travail pour les apprentis ?

  • AJC Pro : la conduite accompagnée pour les apprentis

En septembre 2008, l’UGA du Haut-rhin, la préfecture, le conseil général et la Cramam (caisse régionale d’assurance maladie d’Alsace Moselle) ont lancé ce nouveau dispositif qui cible les apprentis des professions utilisant des véhicules utilitaires légers (VUL) au quotidien, en particulier le BTP. environ 160 apprentis sont concernés dans le département. Le principe : l’apprenti est formé à la conduite d’un VUL dans son entreprise. Les deux parties signent un contrat de motivation. La particularité du dispositif : les tuteurs – patrons ou maîtres d’apprentissage – sont formés à leur rôle d’enseignant à la conduite, ce qui n’est pas le cas dans l’AAC traditionnel. et ce dans le cadre d’un audit de deux heures mené par une école de conduite. La préfecture du Haut-rhin a pour cela organisé la formation d’un enseignant à la conduite dans chaque école de conduite du département. un dispositif dans lequel les écoles de conduite du département se sont pleinement investies. ensuite, le tuteur peut accompagner le jeune pendant 3 000 km. ces kilomètres sont alors effectués pendant le temps de travail. Quant aux rendez-vous pédagogiques obligatoires, ils sont enrichis de modules sur le risque routier professionnel et l’écoconduite. Lors de l’inscription au dispositif, un outil multimédia est donné au tuteur et à l’apprenti : il permet de se former plus précisément à la bonne pratique d’un VUL. AJC Pro permet à l’apprenti de cumuler plusieurs aides financières : 80 euros par le conseil général, un forfait de 100 euros par la Macif, Groupama et certaines agences AXA, une participation mensuelle laissée à la discrétion de l’entreprise… "À cela s’ajoute un forfait versé par les organismes professionnels pouvant aller jusqu’à 800 euros en fonction des ressources des parents", explique Michel Compoint, secrétaire général de l’uGA du Haut-rhin. enfin, les jeunes de Colmar peuvent toucher 360 euros dans le cadre d’une "bourse au permis". un excellent moyen d’obtenir un permis moins cher, plus sûr parce que ciblé sur les VUL, et d’améliorer l’insertion professionnelle du jeune. Pour l’heure, sur le seul secteur de Colmar, une dizaine d’entreprises sont engagées avec un apprenti, et une soixantaine d’apprentis sont intéressés.

> pour en savoir plus : UGA : Tél. : 03 89 23 65 65 – www.ajcpro.fr

  • Après

Grâce à une convention signée le 13 janvier 2009 entre l’État, la confédération des artisans et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) et la caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts), 3 000 apprentis seront formés à la conduite en trois ans. Et, au cours de l’année 2009, l’État va proposer aux différentes branches de l’artisanat de développer ce dispositif. À terme, 200 000 apprentis pourraient bénéficier de la conduite accompagnée en entreprise grâce à la signature avec les différentes branches de l’artisanat de conventions similaires à celle conclue avec la Capeb.

  • Apprentissage et conduite accompagnée : un duo gagnant

Photo : apprentissage et conduite accompagnéeLe secteur du bâtiment compte 78 000 apprentis qui se rendent quotidiennement sur les chantiers avec leur maître d’apprentissage. Ces moments peuvent être mis à profit pour apprendre la conduite et participer à la prévention du risque routier professionnel, puisqu’il s’agit le plus souvent de véhicules utilitaires légers (VUL), qui présentent des risques spécifiques à maîtriser pour un bon exercice de la profession : arrimage, poids et répartition des charges, gonflage des pneus… La convention signée symboliquement le jour du Comité interministériel de la sécurité routière (CISR), le 13 janvier, va permettre de développer l’AAC comme cursus privilégié d’accès à la conduite pour ces apprentis. Le temps de la conduite accompagnée, pour le jeune et pour l’accompagnateur, sera considéré comme du temps de travail effectif.

Une formation spécifique

Ce système permet en outre d’alléger le coût du permis pour les apprentis, puisqu’une bonne partie de l’apprentissage sera effectuée avec l’accompagnateur, patron ou maître d’apprentissage. De plus, l’entreprise pourra aussi apporter une aide financière – un bon moyen de fidéliser l’apprenti en vue d’une future embauche. Cette mesure a aussi des retombées positives en matière d’insertion professionnelle. Elle favorisera notamment la relation entre l’apprenti et le maître d’apprentissage. Par ailleurs, c’est aussi un moyen d’inciter les jeunes à adopter les principes de conduite apaisée et de mobilité durable pour les déplacements professionnels et personnels. Ces derniers bénéficieront, en outre, d’une formation complémentaire spécifique au risque routier professionnel, dans le cadre de la formation théorique, en vue de l’obtention du Code de la route qui leur sera dispensée. En la matière, la Capeb de l’Eure fait figure de pionnière. Depuis 2005, elle a mis en place un dispositif de conduite accompagnée en entreprise.


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